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Ottawa - Une nouvelle légende

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Aperçu

Dans ce livre pour tout âge, l’auteure souhaite faire mieux connaître la culture amérindienne, plus particulièrement cette nation qu’on appelle les Odawas ou les Outaouaks, et elle tente à la fois d’expliquer, tout en initiant les enfants au genre littéraire de la légende, pourquoi la ville de Bytown porte aujourd’hui le nom d’Ottawa, et comment la « Grande Rivière » en est venue à s’appeler la rivière des Outaouais (Ottawa en anglais; Kichissippi en algonquin).

La légende est accompagnée de notes historiques et de recherche. On y retrouve une variété d’articles et d’activités.

Ce livre saura aussi captiver tous ceux et toutes celles qui cherchent à mieux connaître la région de la capitale du Canada.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnages principaux, Pied-Léger, jeune garçon de la tribu des Ootaooas, qui vit en parfaite harmonie avec la nature, et son père, Grand-Renard, chef de la tribu et homme sage, qui, lors d’un face-à-face inattendu avec un groupe d’explorateurs français, propose la paix et l’amitié plutôt que le combat; personnages secondaires, d'autres membres de la tribu algonquine, les explorateurs français, appelés Chairs-Blanches ou Visages pâles par les Amérindiens, le guide huron nommé Loup-Fonceur, le rédacteur du journal Gazette qui reçoit, en songe, un message du chef Grand-Renard, et la reine Victoria.

    « Pour Pied-Léger, chaque arbre était un objet de respect, le moindre joli caillou avait de la valeur à ses yeux et il vivait en harmonie avec les ailes de l’air et toutes les choses vertes. Surtout, il ne voulait pas blesser la nature. Parfois, allongé sur un lit de branches d’épinette, en contemplant rêveusement le faîte des arbres, il se sentait bon ami avec la terre, au même diapason qu’elle, si uni à son environnement qu’il ne percevait plus de différence entre lui-même et les fleurs sauvages, rouges, jaunes, roses, orange, violettes, ou l’eau, ou le jeune arbrisseau ou le vert sombre du sapin. » (p. 9-10)

    « Grand-Renard, en homme sage, dans sa belle langue, couleur des eaux et des forêts, exprima sa gratitude pendant que Loup-Fonceur traduisait sa parole :
    - Visages pâles, on ne vous a pas mandé de venir ici, mais, puisque vous y êtes en paix, nous allons accepter vos dons. Nous ne marchons pas sur le sentier de la guerre. Un jour, en reconnaissance, si vous avez besoin d’assistance, nous répondrons, car nous sommes secourables. La dette d’aujourd’hui sera alors effacée. J’ai dit. » (p. 25)

    « …Vous nommerez la cité "OOtaOOa", en souvenir de notre rencontre et du commerce que nous avons eu avec vous, les hommes pâles. Ainsi, notre nom ne mourra pas, votre histoire mènera toujours à nous. Notre trace restera dans le cœur de ce pays. N’oubliez pas cependant ces liens sacrés qui unissent les personnes aux choses de l’univers : les arbres et les buissons, le soleil et les étoiles, les éclairs et la pluie. Gardez votre terre belle, pure et verte. » (p. 28)
     
  • Légende à caractère toponymique qui divertit le lectorat tout en le renseignant sur la culture du peuple odawa et sur l’origine de la ville d’Ottawa, capitale du Canada; intrigue captivante qui met en évidence plusieurs traditions et valeurs de la culture amérindienne, tels que le respect de l’environnement, l’harmonie et l’entraide; sujet apte à intéresser le lectorat visé de par les thèmes exploités (p. ex., culture et langue autochtones, origine de la capitale fédérale, Ottawa, rivière des Outaouais, nature, rituels, rêve).
  • Œuvre qui met en vedette une légende, accompagnée d’une variété de textes (p. ex., notes historiques, lexique, exercices pédagogiques, chansons folkloriques, recette), permettant au lectorat d’en apprendre davantage sur la culture amérindienne; insertion d’illustrations et de photos contribuant à la compréhension de la thématique générale de l’œuvre, sans nécessairement être en lien direct avec le texte; présence de nombreux éléments graphiques facilitant l’interprétation du texte (p. ex., notes explicatives sous chaque illustration, marques d’appel renvoyant à des références, caractères italiques, majuscules et en gras, guillemets, traits obliques, listes numérotées).

    « Le père de Pied-Léger, à voix haute, adressait alors des paroles à l’animal qui devait être mangé : "Ours, ne pense pas de mal de nous. Toi, le courageux, tu as été tué pour nourrir le corps de nos enfants. C’est glorieux et pour cela nous t’aimons. Merci pour ton héroïque sacrifice." » (p. 16)

    « Ces autochtones étaient des rameurs de remarquable adresse, des canotiers experts et ils aimaient parcourir la Grande Rivière, celle que Samuel de Champlain appelait, la Rivière des Algommequins. » (p. 19) 

    « Rassemblés sur la berge, en train de monter dans leurs barques, ils entendirent aussitôt les couplets d’une chanson étrange :
    À la claire fontaine
    M’en allant promener
    J’ai trouvé l’eau si belle… » (p. 20) 

    « 10. Rivière des Algonquiens. Lucien Brault écrit Algourmequins pour désigner le même cours d’eau.
    Source : Brault, Lucien, Histoire de la Pointe-Gatineau, 1807-1947, École industrielle des Sourds-Muets, Montréal, © 1948, p. 14. » (p. 38)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre et familier dans certains textes; champs lexical relié à la thématique de la culture amérindienne et de la langue algonquine (p. ex., Adawe, Pied-Léger, miskonim, odeimin, Chairs-Blanches, indigènes), les mots étant définis à partir du contexte ou des notes en bas de page.

    « Il y a quatre cents ans1 et de nombreuses lunes encore, vivait une nation qui parlait la langue algonquine et qu’on appelait les Adawe2. Parfois, la sonorité du mot porté par le vent, changeait et, alors, on les nommait les Odawas ou encore les Outaouaks3. » (p. 9)

    « Un jeune brave, le Huron Loup-Fonceur, guidait les Blancs dans leur périple. Il reconnut cette tribu de langue algonquine, les Ootaooas. Il pointa donc de la main dans leur direction en répétant le mot :
    OO ta OO a! OO ta OO a! OO ta OO a! OO ta OO a! » (p. 21)

    « Là ousqu’y sont tous les raftsmen (bis)
    Dans les chantiers, y sont montés.

    Refrain
    Bing sur la ring! Bang sur la rang!
    Laissez passer les raftsmen
    Bing sur la ring! Bing, bang! » (p. 90)
     
  •  Emploi de nombreuses phrases transformées, souvent longues et complexes, et de phrases à construction particulière; types et formes de phrases variés contribuant à la lisibilité du texte.

    « Après le bain, dans la tranquillité du temple de la nature, face au soleil qui dansait sur l’horizon et embrasait la terre, il offrait sa prière muette au Grand Esprit de l’Univers, et il écoutait attentivement le babil de l’eau, le chant de la brise et la voix des bois où poils et plumes règnent en maîtres. » (p. 9)

    « Les voyageurs, eux, s’étonnèrent de voir l’accoutrement des indigènes. En riant, un de ces explorateurs français lança à ses compagnons…
    - Mais regardez-moi ces Peaux-Rouges aux cheveux relevés et au corps tatoué.
    Un autre s’esclaffa en les apercevant.
    - Hé! les amis! Avez-vous déjà vu des oreilles pareilles? Ma foi! Elles pendent jusqu’à leurs épaules. » (p. 21)
     
  • Emploi de nombreuses expressions imagées et d’énumérations qui enrichissent le texte, permettant au lectorat d’apprécier le style descriptif de l’auteure.

    « Il avançait au milieu des cèdres et des pins splendides, se frayait un chemin au travers d’une talle d’épinettes ou d’aulnes, ou encore, il marchait lentement, écoutant le bruissement continu des feuilles sèches, prenant le temps de se faire l’ami d’un ouaouaron vert, d’une loutre, d’un écureuil gris, d’un héron ou d’un faon blessé. » (p. 16-17)

    « Les Odawas étaient de braves et puissants chasseurs, presque toujours armés de couteaux de chasse à la ceinture, de frondes, d’arcs et de carquois remplis de flèches et, il faut le dire, la mort ne les effrayait pas.
    Durant le temps des glaces et de la neige, ils savaient suivre les pistes fraîches, prendre quantité de bêtes sauvages, comme des daims, des cerfs, des lièvres, des rats musqués, des martres ou des renards. » (p. 23-24)
     
  • Prédominance de séquences descriptives, permettant au lectorat de se situer dans le temps et le lieu de l’action; séquences dialoguées permettant de s’immiscer dans l’esprit des personnages et de mieux comprendre la relation entre eux.

    « Un matin, après une nuit pleine de vie lunaire, et après avoir rêvé aux eaux bouillonnantes et noires de la rivière, Grand-Renard, homme droit et robuste, dans la vigueur de l’âge, à l’œil noir et perçant et aux pommettes saillantes, portant une plume d’aigle dans sa chevelure, juste au-dessus de l’oreille droite, et une queue de renard à la ceinture, dit à ses frères du conseil de bande, réunis dans un cercle, sous l’ombre d’un vieux chêne :
    - Quittons le confort de nos wigwams. » (p. 18)

    « Le chef indien lui adressa la parole dans un dialecte qu’il arrivait à comprendre, même s’il ne l’avait jamais étudié.
    - Que me voulez-vous? grommela-t-il.
    - Silence! Le chef va parler. Visage pâle, dit-il, de sa voix grave, ne craignez rien. Malgré les époques de trouble, d’échauffourées et de pillage entre nous et vous, les Blancs et les Robes noires, nous avons longtemps traité avec vous et fait tabagie. Nous sommes devenus des alliés, rappelez-vous. Aussi, j’ai fait, un jour, une promesse à vos ancêtres et moi, Grand-Renard, je ne romps pas mes promesses… » (p. 26-27)

Référents culturels

  • Nombreux référents géographiques et langagiers faisant partie du patrimoine canadien-français (p. ex., légende, historique de la région de l’Outaouais).
  • Référence à la culture traditionnelle française (p. ex., chanson folklorique À la claire fontaine).

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves d’expliquer, dans leurs propres mots, l’origine des mots « Ottawa » et « rivière des Outaouais » tel que raconté dans la légende.
  • Expliquer aux élèves que divers textes juridiques ont été édictés avant qu’Ottawa devienne officiellement la capitale du Canada (p. ex., la Proclamation royale de 1763, l’Acte de Québec de 1774, l’Acte constitutionnel de 1791) et que ces lois ont eu des conséquences sur les Canadiens français, les Anglais et les peuples autochtones. Amener les élèves à expliquer l’impact de ces lois sur le peuple (p. ex., assimilation de la population française, stabilisation des relations avec les Amérindiens).
  • Proposer aux élèves de se grouper par deux et de comparer Ottawa Une nouvelle légende et la légende Qu’Appelle, dont la fiche descriptive apparaît sur le site de FousDeLire. Leur demander d’utiliser le diagramme de Venn pour mettre en évidence les ressemblances et les différences entre les deux œuvres, selon diverses caractéristiques (p. ex., époque, lieu, personnages, événements surnaturels). Inviter chaque équipe à expliquer son diagramme au groupe-classe.
  • Inviter les élèves à former de petites équipes et à choisir un des textes présentés dans l’œuvre (p. ex., légende, chanson, poème) dans le but d’en faire une présentation au groupe-classe. Leur proposer de présenter leur numéro en utilisant un mode de prestation de leur choix (p. ex., saynète, théâtre des lecteurs, ombres chinoises, tableau).

Conseils d'utilisation

  • Afin de profiter du potentiel de l'œuvre, appuyer les élèvesdans l’exploitation des divers textes complémentaires (p. ex., Notes historiques et recherche, Vocabulaire, Enseignement de l’histoire).
  • Consulter les activités pédagogiques qui sont proposées dans l’œuvre (p. ex., Qu’est-ce qu’une légende?, Exercice de rédaction, Discussion ou débat, Leçon d’histoire de la nature, Arts, Films).
  • Consulter la dédicace et les notes de remerciements qui précèdent l’œuvre, ainsi que la bibliographie, le crédit (sic) des illustrations, la liste des œuvres écrites par l’auteure et la table des matières qui se trouvent à la fin de l’œuvre.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Y paraît que…, divers épisodes.


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