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Histoires d'’amitié

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Aperçu

Recueil réunissant huit courts récits et contes de la plume d’auteures et auteurs canadiens et suisses.

Petit Bob et l’Oiseau blessé
La guérison et l’envol d’un oiseau vers la liberté, point de départ d’une belle amitié entre Petit Bob et Marie.

Un cœur sur deux pattes
Catherine offre son amitié à une chienne handicapée qui, en retour, l’aide quand elle-même tombe malade.

Le coach du roi
À neuf ans, Michael vient de perdre son père. Pour aider sa mère à surmonter sa douleur et à mieux vivre, il relève le pari fou de coacher son idole Roger Federer.

La petite fille au pigeon
Elvira recueille un pigeon accidenté. L’oiseau est très vite libéré par la grand-maman et Elvira se rend compte qu’aimer ce n’est pas posséder.

Des étoiles dans la nuit
L’amitié qui unit Ahmed, Égyptien, et Isaac, Israélien, demeure intacte quand un jour la guerre éclate entre les deux nations.

Soleil et Terre, deux grand amis
Soleil part à l’aventure à travers l’univers. Il rencontre Terre, planète gelée qu’il décide de réchauffer. Réfléchir à la protection de notre monde.

Les jardins de Carmella
Pour oublier sa solitude, à Toronto, loin de son île des Caraïbes, Carmella construit des jardins imaginaires. Jusqu’au jour où de mystérieuses graines sont déposées devant sa porte.

Bof, ou les Miracles de l’amitié
Justin n’aime pas Charline : elle est différente. Pourtant, ils vont apprendre à se connaître, partageront leurs passions, dont celle de la musique.

(Tiré des rabats de la jaquette du livre.)

Contenu

  • Récits et contes mettant en vedette plusieurs personnages principaux (p. ex., Petit Bob, Catherine, Michael, Elvira, Ahmed, Isaac, Soleil, Terre, Carmella, Justin, Charline) qui, tous à leur façon, font l’expérience de beaux moments d’amitié; quelques personnages secondaires (p. ex., l’oiseau blessé, la chienne handicapée, la mère de Michael, le pigeon accidenté, Martin et Kara-Lyne, la concierge) faisant partie intégrante de l’intrigue de chaque récit.

    « La chienne silencieuse lui lèche tranquillement la main et, tremblante, elle écoute attentivement Catherine lui murmurer des choses gentilles.
    - Je suis désolée que tu sois venue au monde avec seulement deux pattes. Mais tu sais, je te trouve charmante malgré tout. Ta fourrure est douce comme du velours. Tu as des larmes mon bébé? Viens, je vais te consoler.
    Immédiatement, il se crée un mystérieux lien entre les deux, comme si l’odeur du petit chien et celle de la fillette se reconnaissaient. C’est le coup de foudre! » (p. 28-29)

    « Il n’est pas rare de trouver les deux copains assis sur le sol, contre le mur, dans un coin du préau. Isaac est à son tour la vedette : il explique avec de grands gestes et de gros éclats de rire les exploits du héros de son dernier livre ou les résultats de sa dernière recherche scientifique. Ahmed, étonnamment, semble très intéressé par ce que lui raconte son ami. Par ses questions bizarres, il déclenche souvent le fou rire d’Isaac. Et les tapes dans le dos de reprendre de plus belle chez ces garçons, tellement différents, si proches cependant. » (p. 65)

    « Justin est sportif, toujours en mouvement. Il aime la nature, le ski et le patin, la natation et le canoë, le tennis et le soccer. Par-dessus tout, il préfère l’équitation. […]
    En général, Justin se fait facilement des amis. Sauf avec Charline. Elle est trop différente! Puisqu’il ne sait pas l’aborder, il préfère l’ignorer et croire qu’elle est insignifiante. Bof, bof, bof… 
    Aucun doute, Charline est différente. Comment ne pas l’être quand on a besoin d’une marchette, de béquilles ou d’un fauteuil roulant pour bouger? Différente, certes; mais sûrement pas insignifiante. » (p. 100-101)
     
  • Récits et contes empreints d’une belle sensibilité abordant des thèmes tels l’amitié, le respect des différences, la protection de l’environnement, le respect envers les animaux, le courage et l’entraide; sujets qui sauront plaire au lectorat visé et lui permettre de faire des liens avec ses expériences personnelles.
  • Texte dégagé, pleine plage; illustration en noir et blanc au début de chaque récit ou conte; biographies des auteures et auteurs et table des matières à la fin de l’œuvre; liste des auteures et auteurs et leur provenance sur la quatrième de couverture; plusieurs éléments graphiques facilitant l’interprétation du texte (p. ex., guillemets, tirets, caractères italiques, points de suspension, astérisques dans le dernier récit seulement, indiquant un changement de scène).

    « Il les entend tous les jours, les oiseaux, dès le petit matin, jusqu’au soir. Et là, c’est différent. C’est comme un "Au secours!" … un S.O.S. dans le langage des oiseaux. Ce n’est plus une musique, c’est un cri répété. » (p. 14)

    « - Attends une minute. Écoute-moi. Tu ne dois pas oublier que ce sera difficile. "Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé", a dit le grand Saint-Exupéry.
    - Je l’sais… c’est écrit dans le livre Le Petit Prince. » (p. 30)

    « - C’est que… c’est que je ne pourrai jamais faire comme toi!
    Et la jeune fille éclate en sanglots. Alors la douleur de Charline devient aussi celle de Justin. » (p. 109)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; vocabulaire assez simple dans l’ensemble avec quelques mots plus complexes que le contexte permet de définir; présence occasionnelle de mots familiers et d’expressions françaises et anglaises.

    « Le jour dit, mère et fils se rendent à Bâle et sont conquis par l’accueil aimable que leur réserve le champion. De son côté, celui-ci est stupéfait de constater la science du garçon pour tout ce qui concerne le tennis en général et sa carrière en particulier. Mais son visage au regard franc, sa modestie et son comportement mesuré le touchent plus encore. Il reconnaît en lui une sorte de force tranquille en harmonie avec sa propre nature, une connivence qui prélude à l’amitié. » (p. 45)

    « Une nuit particulière, en effet : on se déplace comme des ombres pour aérer Baba que l’on a fourré dans le tiroir de l’une des tables de nuit; pour lui donner quelques miettes du pain que l’on a chapardé durant le repas. […]
    - Faut ouvrir la fenêtre et on verra bien! suggère Yann.
    - Non! Y va s’perdre ou s’casser la figure! gémit Elvira, effondrée à l’idée d’une rupture avec ce nouveau Bastien. » (p. 56-57)

    « Après, Carmella et ses parents ont été engloutis dans l’infiniment grand. "Big is beautiful", disent-ils ici. Des couloirs gigantesques, des hommes et des femmes énormes, des voitures qui ressemblent à des paquebots, des routes qui sont des fleuves et des maisons dont les chambres sont de la taille d’une classe dans son école. Là-bas. » (p. 87-88)
     
  • Variété de types et de formes de phrases qui procurent du rythme et agrémentent la lecture.

    « Un jour, Terre s’adressa à Soleil, à la manière d’une enfant qui a une grande faveur à demander :
    - Soleil, c’est bien silencieux et bien triste ici. Pourrais-tu m’aider à déterrer les fleurs, et les arbres, à chercher les poissons et les animaux et même, les êtres humains? Leur rire, leur musique, leurs histoires me manquent. […] Oh Soleil! dis oui… Peut-être que ces habitants prendront mieux soin de moi, cette fois. Je suis bien prête à tenter ma chance. » (p. 81)

    « Et voilà. Les mots magiques "Pour Camella", "éducation", "soins médicaux" avaient fait mouche. Sa mère avait décidé d’émigrer au Canada. Pour le bien de tous. Pour le bien de sa petite fille. Son père, "itinérant" du travail, avait à peine résisté. D’autant que, dans leur grande générosité, les employeurs de la maman de Carmella avaient aussi parlé d’aider son mari à trouver un emploi dans une chaîne d’assemblage que dirigeait un cousin. "Deux salaires, Marie-Ange! Et puis une nouvelle vie sur le continent de tous les possibles… Ça fait rêver, non?" » (p. 89)
     
  • Bon nombre de figures de style (p. ex., comparaisons, métaphores, expressions figurées) qui évoquent des images mentales au sujet des personnages et des lieux.

    « Alors Petit Bob avance en écartant d’une main les branches des arbrisseaux au milieu desquels il avait installé l’abri de l’oiseau, et… et … il s’arrête comme changé en statue de pierre. » (p. 18)

    « Enfin, la cloche sonne, l’école est finie. Elle court aussi vite que ses jambes peuvent le faire. Essoufflée, elle arrive à la maison en coup de vent. » (p. 26)

    « Par chance, Évelyne et Michael eurent la bonne fortune de trouver un petit appartement au cœur de la vieille ville. Bien sûr, ils y perdirent en lumière et en vue, mais à la guerre comme à la guerre, cela valait mieux que rien. » (p. 41)
     
  • Séquences descriptives qui mettent l’accent sur les lieux de l’action et sur les émotions ressenties par les personnages.

    « Carmella s’ennuie. Il est tard. Il faut monter. Elle va souhaiter bonne nuit aux plantes vertes, prend l’ascenseur, résignée. Quelle n’est pas sa surprise en arrivant à son étage de découvrir une série de petits sacs blanc ivoire qui dessinent depuis sa porte un chemin vers les escaliers de secours. Elle en est sûre, ils n’étaient pas là tout à l’heure! Carmella bondit sur ces petits trésors qu’elle ramasse un par un en prenant les marches de services (sic) qui lui font redescendre les six étages qu’elle vient tout juste de monter. […] Elle ramasse le dernier devant une porte entrouverte sur laquelle brille une plaque dorée où se lit le mot "concierge". » (p. 93)
     
  • Séquences dialoguées qui témoignent des liens d’affection et d’amitié entre les personnages.

    « Ahmed, d’une voix hésitante, prend doucement la parole en fixant son regard dans les yeux de son ami :
    - On est des potes, des frères depuis toujours.
    Et Isaac de poursuivre :
    - Ce n’est pas parce que nos pays se font la guerre que ça va changer. Et c’est pour la vie.
    Paroles merveilleuses de l’amitié éternelle! » (p. 71)

    « - Excuse-moi, arrive-t-elle à prononcer. C’est que…
    - Ne t’en fais pas. J’ai pas toujours été correct moi non plus. Justement, je venais te remercier.
    - Me remercier?
    - Oui. Pour ne pas m’avoir dénoncé au prof. Je sais bien que c’est de ma faute si nous n’avons pas fini l’exposé à temps.
    Charline se tait.
    - Et puis, reprend Justin, j’aimerais bien devenir ton ami.
    - Mon ami? Mais je suis handicapée!
    - Et alors?
    - Ben… tu aimes les gens qui peuvent courir, qui font du sport.
    - Oui, mais toi, tu fais de la belle musique et… et tu as une chienne extraordinaire. C’est différent et c’est bien aussi! » (p. 106)

Référents culturels

  • Œuvre rassemblant des récits et des contes d’auteures et auteurs francophones du Canada et de la Suisse.

Pistes d'exploitation

  • Avant d’entreprendre la lecture du recueil, mener une discussion au sujet de la signification du mot « amitié ». Suite à la lecture, inviter les élèves à rédiger un court récit relatant une expérience personnelle ayant conduit à une relation d’amitié marquante. Permettre aux élèves qui le désirent de lire leur récit au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves de rédiger une fiche d’appréciation au sujet de leur récit préféré et d’y inclure les raisons menant à ce choix.
  • Former des équipes et inviter chacune à choisir un récit afin de le reproduire sous forme de tableau vivant. Allouer le temps nécessaire pour préparer, dans le secret, le tableau vivant. Permettre aux équipes de donner tour à tour leur prestation et, suivant chacune d’elle, demander au groupe-classe d’identifier le récit présenté.
  • Inviter les élèves à commenter, dans leur journal personnel, l’un des énoncés suivants : « Aimer ce n’est pas posséder. » ou « L’amitié fait des miracles. ».
  • Former des équipes de deux ou trois élèves et leur permettre d’échanger leurs opinions et d’exprimer leurs sentiments au sujet de la façon dont Justin aborde Charline au début du récit intitulé Bof ou les miracles de l’amitié. Lors de l’échange, les inviter également à répondre à la question suivante : « Justin méritait-il une seconde chance? » Effectuer un retour sur les échanges en groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Présenter aux élèves les caractéristiques du récit afin d’en faciliter la rédaction.
  • Revoir avec les élèves les caractéristiques de la fiche d’appréciation afin d’en faciliter la rédaction.
  • Avant la lecture, aborder avec les élèves les sujets délicats (p. ex., la séparation des parents, la mort, la guerre) contenus dans l’œuvre, ainsi que les préjugés fondés sur un handicap physique.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 6e année, Série : Couleur coeur, Les différences.


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