Recherche



Tihtiyas et Jean / Tihtiyas naka Jean / Tihtiyas and Jean

AjouterAjouter à mon bac de lecture

Aperçu

Un jour, Tihtiyas, une jeune Passamaquoddy âgée de 12 ans, voit sur la mer un oiseau immense qui approche des côtes. Quelle n’est pas sa surprise de constater qu’il s’agit d’un bateau! À travers le regard de Tihtiyas, on assiste à la grande aventure de l’arrivée, de l’installation et du premier hiver des Français à l’île Muttoneguis (Sainte-Croix). Parmi eux se trouve un jeune garçon âgé de 12 ans qui se liera d’amitié avec Tihtiyas.

Cette œuvre est présentée en français, en anglais et dans la langue autochtone passamaquoddy.

(Adapté de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Un personnage principal, Tihtiyas; un personnage secondaire, Jean, jeune français qui se lie d’amitié avec Tihtiyas; quelques figurants dont les membres de la famille de Tihtityas et les membres de l’équipage de Jean.

    « Dans ce village demeurait Tihtiyas, une petite fille dont le nom signifie "geai bleu" » (p. 4)

    « Elle habitait avec sa mère, son père et son jeune frère dans un grand wigwam qu’ils partageaient avec la sœur de sa mère, son mari et leurs enfants. » (p. 4)

    « C’est ainsi que Tihtiyas apprit que Jean était orphelin et qu’il accompagnait son oncle dans ce voyage. Jean travaillait comme jardinier et Tihtiyas lui fit découvrir de nouvelles plantes. » (p. 20)

    « Ils découvrirent avec chagrin que plusieurs Français étaient morts, et ceux qui avaient survécu étaient très faibles. » (p. 26)
     
  • Récit soutenu par plusieurs illustrations et des descriptions permettant de situer le lieu et le temps de l’action. (p. ex., la rencontre du capitaine du bateau français et le chef autochtone, p. 17).

    « Il y a bien des années, là où la rivière Schoodic se jette dans la grande baie salée, se trouvait un village. » (p. 2)

    « Un jour, alors que Tihtiyas et son frère étaient en train de pêcher, un vent violent se leva et une grande forme avec des ailes blanches apparut au loin dans la grande baie. » (p. 6)
     
  • Narratrice omnisciente qui révèle les pensées et les sentiments des personnages.

    « De leur village, les Passamaquoddy se faisaient du souci pour les habitants de l’île qui ne pouvaient plus venir s’approvisionner sur la terre ferme. » (p. 24)

    « Elle se souvenait du jour pas si lointain où elle avait cru apercevoir Wuchowsen sur la rivière. » (p. 30)
     
  • Lexique axé sur les thèmes dominants du conte, dont la rencontre et l’établissement du respect entre les peuples français et autochtone.

    « Pendant l’été, les deux enfants devinrent de bons amis. Ils aimaient cueillir des baies et s’asseoir sous un grand sapin pour les manger en se racontant des histoires de leurs pays. » (p. 20)

    « Au printemps, après la fonte des neiges, les Passamaquoddy se rendirent dans l’île pour secourir ses habitants. » (p. 26)

Langue

  • Registre courant dans l’ensemble de l’œuvre.

    « Les Passamaquoddy se rendirent vite compte que ce n’était pas Wuchowsen qui s’avançait vers eux, mais un grand canoë manœuvré par des hommes étranges. » (p. 14)
     
  • Quelques figures de style (p. ex., énumération, métaphore) et de nombreuses illustrations qui agrémentent cette œuvre presque poétique; texte imprimé en trois couleurs différentes pour chacune des trois langues.

    « Ils travaillaient, jouaient et vivaient comme leurs ancêtres l’avaient fait avant eux. » (p. 2)

    « Elle sortit sa flûte en bois et en tira une mélodie qui rappela à Jean le son du vent dans les arbres. » (p. 22)

Référents culturels

  • Œuvre mettant en scène l’arrivée et l’établissement des premiers colons français sur l’île Muttoneguis (l’île Sainte-Croix, en Acadie) et les premiers contacts avec le peuple passamaquoddy.

    « Éventuellement, les Passamaquoddy comprirent que le canoë venait d’au-delà du soleil levant, d’un pays lointain appelé France. » (p. 16)

    « Ils allaient souvent pêcher et chasser avec les Passamaquoddy et venaient au village pour échanger des objets de leur pays contre des fourrures. » (p. 18)
     
  • Adaptations en français, en anglais et en passamaquoddy d'un conte traditionnel autochtone recueilli et publié au 19e siècle par Silas T. Rand, de Hantsport, en Nouvelle-Écosse.

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à monter une saynète qui relate les premiers contacts entre les arrivants français et les Autochtones de leur région. Le scénario pourrait se baser sur l’entraide entre les colons et les Autochtones (p. ex., le troc d’outils, le secours dans une tempête de neige).
  • Inviter les élèves à faire une recherche sur les plantes comestibles et médicinales indigènes à leur région.
  • Proposer aux élèves de faire une recherche sur les artistes métis et autochtones de leur région dans le but de découvrir leurs œuvres et de les faire connaître aux autres élèves de leur groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Compléter la lecture du récit avec l’écoute d’une trame musicale autochtone, de flûte ou de sons de la nature.


Tous droits réservés © 2014 FousDeLire.ca