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Ti-Jean-le-Brave

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Aperçu

Ti-Jean est le personnage central de chacun des cinq contes que comporte ce livre. Selon les histoires, il devient l’ami des rois chez qui il travaille, il affronte des géants et des sorcières, il se porte au secours d’une princesse en détresse, bref il est toujours prêt à se battre pour aider les autres ou pour faire plaisir à quelqu’un. Dans chaque conte, il est confronté à divers obstacles qu’il doit franchir. À la fois brave et rusé, il trouve toujours moyen de se tirer de situations qui paraissent au départ insurmontables. Le lecteur est donc constamment tenu en haleine, car la réussite de Ti-Jean n’est jamais assurée.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Recueil de cinq contes mettant en scène Ti-Jean, personnage rusé et courageux, qui doit réussir une variété d’épreuves en vue de remplir diverses missions; plusieurs personnages secondaires alliés, comme des princesses et des rois, ainsi que des personnages opposants tels ses frères, des géants et Bonnet-Rouge.

    « Ti-Jean se mit alors debout dans le peu d’eau qui restait et commença à jouer du violon. Le géant n’avait pas le choix. Le violon endiablé l’obligea à se lever et à danser. Les mains et les pieds allaient dans tous les sens et il criait :
    - Arrête ça! arrête ça! tu vas me faire mourir… Je n’en peux plus! » (p. 44)

    « Le roi comprit alors pourquoi les deux frères avaient essayé de mettre la vie de Ti-Jean en danger. Il ne perdit pas de temps et les mit tous les deux à la porte. Ti-Jean fut nommé chef des serviteurs et put désormais travailler en paix chez le roi. » (p. 46)

    « Le lendemain matin, Bonnet-Rouge vint de nouveau le réveiller à la pointe du jour.
    - Aujourd’hui, tu vas m’assécher un lac, annonça-t-il. Il y a sept ans, ma femme est allée se promener en bateau sur le lac à l’ouest du château et sa bague est tombée dans l’eau. Je voudrais que tu vides le lac avec un seau et que tu me retrouves cette bague en or précieux. » (p. 78-79)
     
  • Contes aux caractéristiques typiques du genre littéraire, chaque intrigue s’organisant autour d’une mission à poursuivre et d’obstacles à surmonter; sujets susceptibles d’intéresser les filles et les garçons de par les thèmes exploités (p. ex., aventure, héros fort et rusé, rois, princesses, géants, animaux parlants, magie).
  • Illustration, au début de chaque conte, donnant au lectorat un avant-goût de l’aventure à venir; mot de l’auteur, comme prologue, qui permet de situer l’œuvre dans son contexte; chapitres bien identifiés, courtes biographies de l’auteur et de l’illustrateur ainsi qu’une table des matières à la fin du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; quelques expressions familières dans les séquences dialoguées; vocabulaire généralement simple, certains mots pouvant représenter un défi (p. ex., étrillée, lieue, échafaud, hersé, panse).

    « Après elle dit : "Terre, laboure-toi et ensemence-toi", et en moins d’une heure le terrain avait été labouré, hersé et ensemencé. » (p. 76)

    « - C’est bon! dit le roi. Je veux bien t’engager. Mais ici, il faut conclure un marché. Je t’engage pour un an et un jour et au bout d’un an et un jour, si tu es satisfait de ton travail, je te donne cent piastres en or. Mais si tu n’es pas satisfait, je te donne sept coups de poinçon dans les fesses, puis je te renvoie chez toi sans te payer. » (p. 99-100)
     
  • Texte contenant plusieurs types et formes de phrases qui contribuent à la lisibilité de l’œuvre.

    « "Non seulement il a réussi à voler la jument, pensèrent-ils, mais voilà maintenant qu’il se promène en ville avec la princesse! Il faut se débarrasser de lui au plus vite!" » (p. 21)

    « - Heureusement que tu ne dormais pas, lui dit-elle, car autrement, tu étais perdu. Demain, je ne pourrai pas venir t’aider. Mon père va m’enchaîner dans ma chambre. » (p. 84)

    « - Tu n’aurais pas vu par là Belle-Aurore-Soleil? demanda le vieillard.
    - Ah oui! dit l’aigle. Belle-Aurore-Soleil, c’est la plus belle fille de l’univers. » (p. 139)
     
  • Emploi d’expressions figurées variées (p. ex., énumération, comparaison, onomatopée) qui permettent de s’immiscer dans l’esprit et l’imaginaire des personnages.

    « Comme de fait, le lendemain matin, le champ était rempli de beaux chevaux. Il y en avait de toutes les couleurs : des blancs, des bruns, des noirs, des gris, et d’autres encore. » (p. 54-55)

    « Le matin du troisième jour, elle accompagna Ti-Jean à l’extérieur, lui mit entre les mains une boule brillante comme de l’or mais aussi légère qu’un ballon et lui dit :
    - Maintenant, écoute-moi bien. » (p. 66-67)

    « Lorsqu’il entendit de nouveau "Coucou! Coucou! Coucou!", il prit son fusil et pan!, on vit une silhouette blanche tomber par terre. » (p. 116)
     
  • Séquences descriptives et dialoguées qui apportent des précisions sur les personnages, les lieux et les événements.

    « Le géant dormait encore, c’était certain, car on voyait la boule monter et descendre au-dessus du toit du château. On lui avait déjà expliqué que lorsque le géant dormait, la boule montait et descendait au rythme de sa respiration. » (p. 18)

    « Le surlendemain après-midi, Bonnet-Rouge vint encore trouver Ti-Jean.
    - J’aimerais faire une dernière partie d’échecs avec toi, lui dit-il.
    - D’accord! répondit Ti-Jean, tout content de pouvoir faire fâcher encore une fois le petit homme rouge.
    Mais ce soir-là, c’est Bonnet-Rouge qui gagna la partie. Ti-Jean était bien déçu. C’était la première fois qu’il perdait à ce jeu. Il dut cependant accepter la défaite et demander à son adversaire ce qu’il souhaitait.
    - Je ne te demanderai pas grand-chose, lui dit Bonnet-Rouge. Je voudrais seulement que tu me retrouves dans un an et un jour, à cent lieues de l’autre côté du soleil couchant. Si tu n’arrives pas à me trouver, tu peux te considérer comme mort. » (p. 55-56)

    « - Et bien voici. Toi, la fourmi, tu vas avoir la tête. Ainsi, tu auras de quoi manger pour pas mal longtemps, et lorsqu’il fera mauvais temps, tu pourras te cacher dedans et même t’amuser à traverser des tunnels pour aller des narines à la gorge et de la gorge aux oreilles. » (p. 160-161)

Référents culturels

  • Contes de Ti-Jean, référents de la tradition orale de la francophonie canadienne.

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de choisir un conte du recueil; leur proposer d’en faire la promotion en rédigeant une annonce publicitaire qui incite les élèves de l’école à lire le conte choisi. Leur rappeler les caractéristiques de l’annonce publicitaire (p. ex, titre évocateur, informations importantes, éléments visuels frappants, lettrage varié). Publier les annonces publicitaires dans le journal de l’école.
  • Dans les contes, on utilise souvent des anciennes unités de mesure ou des unités de mesure du système international pour décrire des distances (p. ex., la lieue, le pouce ou le pied). Demander aux élèves de faire une recherche sur Internet afin de convertir, en unités métriques, les unités de mesure qui sont données en pouces, en lieues et en pieds dans le recueil. Par exemple,
    « Cet homme, qui ne mesurait pas plus de trente pouces de haut… » (p. 50)

    « Et il a seulement voulu me dire qu’il habitait à cent lieues de l’autre côté du soleil couchant. » (p. 57)

    « Le mât devait avoir cent pieds de haut. » (p. 144-145)
     
  • Demander aux élèves de se grouper en dyades et de rédiger une entrevue dans laquelle une personne joue le rôle d’un intervieweur et l’autre celui de Ti-Jean. Suggérer de rédiger au moins cinq questions-réponses qui serviront à faire connaître le personnage de Ti-Jean (p. ex., brave, rusé, sympathique, travaillant, intelligent). Inviter les élèves à simuler l’entrevue devant le groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Situer l’œuvre dans le contexte socioculturel (p. ex., tradition orale du folklore canadien français) afin d’adresser les thèmes qui pourraient s’avérer perturbateurs pour les élèves (p. ex., la violence). La section Mot de l’auteur au début de l’œuvre peut aider à la compréhension du contexte.
  • Encourager les élèves à lire les autres contes de Ti-Jean (p. ex., Ti-Jean-le-Brave, Ti-Jean-le-Rusé, Ti-Jean-le-Fort et Ti-Jean-Tête-d’Or).
  • Présenter les caractéristiques de l’entrevue afin d’en faciliter la rédaction.


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