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Ti-Jean-l'Intrépide

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Aperçu

Dans les quatre contes de ce recueil, Ti-Jean se retrouve tour à tour vacher, navigateur, agriculteur et pêcheur. Cependant, en marge de son métier, il est souvent sollicité pour aller libérer des princesses victimes d’enlèvement. Afin d’arriver à ses fins, il doit affronter de multiples obstacles, comme se battre contre des géants, déjouer les pièges d’une méchante fée, affronter un lion et même se mesurer aux machinations du diable. Sans sa bravoure, son intelligence, sa ruse, et sans l’aide d’animaux qui ont des raisons de vouloir l’aider, il ne réussirait jamais à se sortir de tant de situations apparemment insurmontables.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnage principal, Ti-Jean, homme débrouillard, travaillant et courageux qui réussit avec brio les difficiles missions qu’on lui confie; plusieurs personnages secondaires aidants dont princesses et rois, ainsi que des personnages opposants tels Antoine, qui se fait passer pour Ti-Jean, les géants, la méchante fée et le diable.

    « C’est là qu’il fit la connaissance d’Antoine, un employé de la ferme. Au cours de la soirée, Ti-Jean, se sentant en confiance, raconta son histoire à Antoine. Celui-ci semblait très impressionné par les révélations de Ti-Jean. Mais le lendemain matin, à son réveil, une grande surprise l’attendait. Antoine était planté devant lui, un fusil à la main. » (p. 14-15)

    « À son tour, Ti-Jean lui demanda qui elle était. Elle lui expliqua qu’elle était la fille unique d’un roi. Elle avait été enlevée par des bandits qui travaillaient à la solde d’un géant qui voulait l’épouser. Depuis, plusieurs personnes avaient tenté de la délivrer, mais elles avaient toutes été tuées par le géant. Il les capturait et les jetait dans sa fosse aux lions. » (p. 95)

    « Le moulin du diable était situé à plusieurs lieues du château. Son meunier avait la réputation de pouvoir moudre rapidement le grain. On voyait les chariots revenir du moulin pleins de farine quelques heures seulement après y être arrivés. Le problème, c’est que ces chariots étaient sans cochers. En effet, personne n’était revenu du moulin pour raconter ce qui s’y était passé. C’est pourquoi on l’avait appelé le moulin du diable. » (p. 203)
     
  • Intrigue riche en péripéties, tirées du monde imaginaire, qui saura capter l’intérêt du lectorat visé de par les sujets exploités (p. ex., héroïsme, aventures en mer, rencontres de géants et de bêtes sauvages, pouvoirs de transformation en animal ou en insecte).
  • Texte aéré divisé en quatre contes d’une soixantaine de pages chacun; illustrations en noir et blanc au début de chaque conte permettant au lectorat de faire des prédictions au sujet de l’intrigue; mot de l’auteur au début du livre expliquant l’origine des contes populaires, leur structure et leur place dans le patrimoine culturel; à la fin de l’œuvre, deux sections, Pour connaître l’auteur et À propos de l’illustrateur, qui apportent des informations supplémentaires.
  • Présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation de l’œuvre (p. ex., guillemets, tirets).

    « Quand Antoine réalisa que le roi s’intéressait plus à Ti-Jean qu’à lui, il se dit qu’il fallait faire quelque chose. "Il faut que je me débarrasse de cet énergumène, pensa-t-il. Il est capable de dire au roi que j’ai usurpé son titre de filleul." » (p. 18-19)

    « - Il est mort! criait-elle. Il est mort! Je suis libre!
    - Pas si vite, rétorqua Ti-Jean, toujours prudent. Nous sommes encore dans le château du géant. » (p. 102-103)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; emploi de mots simples et de quelques mots plus complexes mais utilisés en contexte (p. ex., rambarde, cabotage, lorgnais, bôme, moult).

    « Il y avait une fois un capitaine de bateau qui s’était spécialisé dans le cabotage. Il voyageait de ville en ville, longeant le littoral de la grande mer, afin de procurer aux habitants des villes côtières les provisions dont ils avaient besoin. » (p. 74)

    « La princesse se sentit tout à coup transportée par un nouvel élan d’espoir. Sachant que Ti-Jean était là pour l’aider, elle avait l’impression d’être capable de tout. » (p. 98)

    « Comme prévu, au bout de trois jours, il arriva au moulin. Un petit homme tout souriant se tenait debout devant la porte, comme s’il attendait cupidement le prochain client. » (p. 211)
     
  • Variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclaratives, impératives, interrogatives, exclamatives, négatives) qui contribuent à la lisibilité de l’œuvre.

    « - Sors cette bête de mon bureau, Ti-Jean. Je vais te la livrer, la princesse. Voici la clef de sa chambre. Elle est enfermée tout en haut du château. » (p. 66)

    « Ti-Jean, viens voir! cria-t-elle. La terre! La terre!
    Elle sautillait et criait comme si elle n’avait pas vu la terre depuis des années. » (p. 110) 

    « - À quoi marche ton moulin? demanda-t-il au petit homme.
    - À l’énergie planétaire, répondit-il en riant.
    Ti-Jean n’avait jamais entendu parler d’énergie planétaire. Il commença à se méfier de ce bizarre d’homme. » (p. 213)
     
  • Nombreuses figures de style (principalement des métaphores et des comparaisons) qui viennent enrichir le texte.

    « Ti-Jean le vit se lécher les lèvres avec sa longue langue pointue comme une aiguille, qui vibrait dans l’air. » (p. 40)

    « Mais le vent soufflait avec une telle rage que l’eau commençait à entrer dans la cale du bateau. » (p. 89)

    « Au moment où elle disait ces mots, elle se rappela qu’il n’était pas un homme, mais un monstre. Le géant ne cessait de mugir et de s’agiter comme un taureau en colère. » (p. 170)
     
  • Séquences descriptives qui apportent des précisions sur les lieux, les personnages et les événements.

    « Il y avait, du côté sud du château, un beau grand jardin de plantes lumineuses et odorantes. […] Le problème, c’est que personne ne pouvait cueillir ces fleurs car le jardin était gardé par une vingtaine de bêtes fauves. Ces bêtes étaient tellement voraces qu’elles dévoraient quiconque essayait d’entrer dans cette enclave. Antoine avait remarqué le danger que représentait ce jardin. "Je dois trouver le moyen, pensa-t-il, d’envoyer Ti-Jean dans cette fosse de fauves." » (p. 19-20) 

    « Ti-Jean vivait seul à la campagne avec ses parents. Il avait été nourri au sein de sa mère jusqu’à l’âge de sept ans. Avant cet âge-là, il n’avait mangé ni viande, ni pain, ni légumes. Le lait de sa mère constituait sa seule nourriture. Ce régime lui avait donné une force extraordinaire. À huit ans, il pouvait porter deux sacs de patates sur ses épaules. À dix ans, il était devenu plus fort que son père. À quinze ans, il défrichait les champs en déracinant les souches de ses mains nues, des souches que même les chevaux n’arrivaient pas à arracher. » (p. 182-183)
     
  • Séquences dialoguées qui permettent de mieux comprendre les relations entre les personnages.

    « Bientôt, les bêtes se réveillèrent et, comme de fait, elles se précipitèrent sur Ti-Jean pour le dévorer.
    - Encore un voleur de fleurs, dirent-elles. Il faut le manger.
    - Mais non, mais non! s’écria Ti-Jean. Arrêtez! Je ne suis pas un voleur de fleurs. Je suis de la même race que vous, et je vous apporte un cadeau.
    - Un cadeau! dirent-elles en chœur. Il faut que tu nous montres cela.
    - Mais non, répliqua Ti-Jean. Puisque vous voulez me dévorer, je vais m’en aller.
    - Mais non, ne fais pas ça! dirent les bêtes. Reste avec nous. Nous voulons voir ce que tu nous as apporté. » (p. 26-27)

    « - Nous avons tout perdu, mon pauvre Ti-Jean. Nous sommes ruinés! Je ne sais plus quoi faire. Nous n’avons plus rien. Il a été impossible d’éteindre le feu.
    - Ne vous inquiétez pas, mon oncle, dit Ti-Jean en essayant de le réconforter. Je connais un meilleur endroit où l’on peut construire un village. Je vous y conduirai.
    - C’est trop gentil, mon cher Ti-Jean, mais je ne peux pas laisser mes paroissiens seuls ici.
    - Mais, mon oncle, insista Ti-Jean, je peux emmener tout le monde! Il me faudra faire plusieurs voyages, mais ce n’est pas un problème. » (p. 81-82)

Référents culturels

  • Présence de personnages associés au folklore et à la tradition orale de la francophonie canadienne : Ti-Jean, le géant, les animaux aux pouvoirs extraordinaires, la méchante fée, le diable.

Pistes d'exploitation

  • En partant de la citation ci-dessous, animer une discussion au sujet du mal involontaire que nous faisons parfois aux autres, sa portée et les façons de réparer notre geste.

    « En fait, il n’arrivait pas à oublier la princesse du grand château blanc. Elle était encore prisonnière, elle, et par sa faute. Il se sentait coupable et mal à l’aise. C’est elle qu’il aurait voulu libérer et peut-être même épouser. Il fallait qu’il essaye de réparer sa faute. » (p. 178)
     
  • Demander aux élèves, en équipes de deux, de choisir un des contes, de créer une page couverture et de rédiger le résumé de l’histoire qui pourrait se retrouver sur la quatrième de couverture du conte choisi. Exposer le travail des élèves.
  • Lire aux élèves un autre conte de l’auteur mettant en vedette Tite-Jeanne (p. ex., Tite-Jeanne et la pomme d’or, Tite-Jeanne et le prince triste, Tite-Jeanne et le prince Igor). Demander aux élèves de former des dyades et, à l’aide d’un diagramme de Venn, de trouver les ressemblances et les différences entre Tite-Jeanne et Ti-Jean.
  • Former de petites équipes et proposer aux élèves de faire un remue-méninges pour trouver une autre fin à un des contes présentés. Demander ensuite aux élèves de rédiger ce texte et de le présenter sous forme de théâtre de marionnettes ou de saynète.

Conseils d'utilisation

  • Lire avec les élèves le mot de l’auteur afin de revoir les caractéristiques du conte et les éléments surnaturels du conte populaire (p. ex., diable, apparitions, esprits, force extraordinaire du héros).
  • Présenter les caractéristiques du résumé afin d’en faciliter la rédaction.


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