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Sortilèges au carnaval de Jacmel

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Aperçu

Wally, Carole et le singe Pablo, nos jeunes héros de « Le Trésor de la Citadelle Laferrière », ont été invités à passer le weekend du carnaval chez leur cousine Flora à Jacmel.

Ils sont tout heureux d’assister à ce défilé de masques à la réputation légendaire. Mais, surprise! Le lendemain de leur arrivée dans la ville, le carnaval tout entier, avec ses costumes, ses reines, ses chars allégoriques et ses musiciens, disparaît comme par enchantement.

Nos intrépides aventuriers pourront-ils élucider ce mystère qui plonge la cité dans une profonde consternation? Sauront-ils déjouer le plan machiavélique du fameux sorcier, Adonis Frais Divers, et sauver ainsi Jacmel de la faillite?

(Adapté de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Trois personnages principaux dont Carole, jeune romancière qui possède un bon flair et qui n’a peur de rien, Wally, son frère qui démontre du courage en aidant sa sœur, et Pablo, petit macaque, têtu, mais adorable, qui aime jouer des tours; de nombreux personnages secondaires dont Walter et Adrienne Sicard, parents de Wally et de Carole, Flora, leur cousine, Adonis Frais Divers, le sorcier de Jacmel, et son serviteur, Léonidas.

    « Mais, au dernier moment, à force d’insister, leur mère finit par prendre leur parti.
    "T’en fais pas pour eux, Walter, tenta-t-elle de persuader son mari, je ne crois pas qu’il y ait encore un trésor à découvrir à Jacmel. Tu peux être de tout repos et dormir sur tes deux oreilles. Ils iront au carnaval voir les masques, puis ils reviendront sagement à la maison. Que peut-il bien leur arriver en un si court laps de temps?" » (p. 11)

    « - Gentil? rouspéta M. Sicard. Il me vole toutes mes chaussettes, mes mouchoirs de poche et parfois même les clés de ma voiture, et tu le trouves gentil? En tout cas, moi, je n’ai qu’une hâte : qu’on me débarrasse au plus vite de cette petite peste! Ah, cette bête! » (p. 13)

    « Le bòkor Adonis Frais Divers, alerté par le tintamarre, se trouvait déjà dans la pièce sans que les autres, qui fixaient Léonidas, ne s’en aperçoivent.
    Alors, quand il parla de sa grosse voix gutturale, les jeunes vacanciers faillirent, à leur tour, tomber dans les pommes.
    Le bonhomme qu’ils virent leur donna tout de suite la frousse. Grand de taille, il pesait au moins trois cents livres. D’énormes verrues parsemaient son visage. Il était coiffé à la diable et portait une barbe hirsute. Sur son gros ventre était épinglé un nombre incalculable de médailles militaires. De toute évidence, ce monsieur avait la folie des grandeurs. » (p. 62-63)
     
  • Intrigue bien étoffée comportant de nombreuses péripéties qui maintiennent l’intérêt du début à la fin; thèmes pouvant plaire au lectorat visé (p. ex., vacances entre cousins et cousines, singe comme animal de compagnie, aventure, héros, danger, sorcier, courage).
  • Texte généralement pleine page, aéré, divisé en neuf chapitres non titrés; présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation de l’œuvre (p. ex., caractères italiques, points de suspension, majuscules, caractères gras).

    « - C’est le singe qui nous intéresse! cria Andréïs, le croque-mort qui avait pris la tête des insurgés. Car, il faut qu’il nous dise là où il a mis le calice du père Labidou! C’est à cause de la disparition de celui-ci que ce grand malheur nous est tombé dessus. » (p. 45-46)

    « - Eh bien! euh… euh… Adonis Frais Divers euh… c’est… c’est le bòkor… le sorcier de la ville! 
    - Le S O R C I E R! s’exclamèrent en chœur Wally et Caro, apeurés. » (p. 57)
     
  • Liste, au début du livre, des oeuvres, publications et textes déjà parus de l'auteure; courte biographie à la fin du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; emploi de plusieurs mots nouveaux qu’il est possible de comprendre selon le contexte (p. ex., branle-bas, indicible, hilare, insurgés, nasillarde, bòkor, rara); style d’écriture très imagé et coloré.

    « Ce grand branle-bas leur avait creusé l’estomac, et, en attendant le savoureux repas que Yaya, la bonne de tante Amédée, leur avait préparé […], ils dégustèrent les fameuses douces cocoyer, sorte de friandises à base de noix de coco râpée, dont tante Amédée avait le secret. » (p. 22)

    « Pablo, penaud, fit mine de chercher l’objet dans la maison, les autres lui emboîtèrent le pas ne doutant pas un instant de sa bonne foi. » (p. 29)

    « - Tais-toi Dadas, hurla Frais Divers en assénant un coup sur la calebasse qui servait de chapeau à son serviteur, toi, tu ne comptes pas. Ma vengeance est à moi et à moi seul!
    - Oui, maître, oui, maître! acquiesça le nain en baissant la tête, tout penaud, les yeux brillants de larmes. » (p. 74)
     
  • Variété de types et de formes de phrases qui contribuent à la lisibilité de l’œuvre et qui permettent au lectorat de se faire des images mentales des événements.

    « Ils pédalèrent jusqu’à l’avenue Baranquilla où le comité de direction du défilé carnavalesque se réunissait tous les jours.
    Hélas! là non plus, il n’y avait aucune trace de quoi que ce soit! C’était comme si un magicien, d’un coup de baguette magique, avait fait disparaître toutes traces du carnaval.
    "Non! c’est pas vrai, c’est pas possible! s’écria de nouveau Flora qui avait peine à en croire ses yeux. Comment auraient-ils pu tous disparaître d’un seul coup?" » (p. 34-35)

    « - Les maux? les maux, dites-vous? mais, quels maux frappent cette ville? J’ai un tel boulot que je n’ai pas mis le nez dehors depuis des jours, maugréa le sorcier, le regard fuyant, plus rusé qu’un vieux renard. » (p. 67-68)
     
  • Emploi de nombreuses figures de style (p. ex., énumérations, métaphores, comparaisons, onomatopées) qui permettent d’apprécier le style de l’auteure.

    « Vous l’avez tous constaté avec moi, le défilé carnavalesque en son entier a disparu. Il ne reste rien. Pas une trace de nos groupes à pied, de nos masques, de nos beaux costumes, de nos déguisements, de nos chars, de nos reines et aussi de notre roi! » (p. 39-40)

    « La bouche ouverte, les jeunes aventuriers s’approchèrent malgré leur grande frayeur et les tremblements qui faisaient loi dans leurs jambes.
    Ce qu’ils virent les laissa sans voix et leur glaça le sang. » (p. 75)

    « Comme des bataillons de fourmis, les apprentis soldats grimpèrent sur le lit en rangs serrés et commencèrent leur travail de ficelage. Quand la victime fut bien arrimée et rivée à son sommier, Léonidas se saisit d’une grande poêle qui se trouvait accrochée au mur et la lui fracassa sur le crâne.
    "Donggggggggg!!!"
    Frais Divers se réveilla en sursaut. » (p. 111-112)
     
  • Séquences descriptives qui apportent des précisions sur les lieux, le temps de l’action et les personnages.

    « Quelque deux heures plus tard, des bruits de pas lourds se firent entendre dans l’escalier qui, le pauvre, gémissait sous la charge.
    Adonis Frais Divers était venu ravitailler sa troupe de Mardi gras. Comme l’avait si bien expliqué le roi, il refit son petit manège en faisant glisser la nourriture au bout de la corde.
    Les prisonniers firent semblant de rien, ils prirent leur ration avec le même enthousiasme que la veille pour ne pas éveiller les soupçons de leur geôlier. » (p. 87)

    « Et, tandis que Pablo s’amusait à lui sauter dessus, Léonidas prononça la formule magique, éleva le calice dans les airs et Adonis Frais Divers se miniaturisa à la vitesse de l’éclair, sous les chaleureux applaudissements de la foule.
    Le sorcier, maintenant de la même taille que tout le monde, se sentit extrêmement vulnérable. Il se mit à courir, suivi par la bande de rara qui ne le lâcha pas d’une semelle jusqu’à ce que, le souffle court et les tempes prêtes à éclater, il demandât grâce. » (p. 114) 
     
  • Séquences dialoguées qui contribuent à la compréhension de l’œuvre en révélant les émotions ressenties et les relations entre les personnages.

    « - Ah bon, je vois, je vois! mais… celui qui a pu réaliser cette prouesse doit être le plus grand sorcier de la Terre! suggéra-t-il d’une voix pleine de fierté.
    - Ça, sans nul doute, car ceci a été fait sans bavure. Un véritable coup de maître!
    - Ah! Je vois, je vois! Mais, dites-moi mademoiselle, n’êtes-vous pas la fille de César Barolette, le grand spéculateur de café? demanda Frais Divers, en détaillant Flora, j’entrevois bien, un vague air de famille.
    - Oui, oui, oui, c’est bien cela, répondit Flora, le regard brillant. Vous connaissez… mon père?
    - Bien sûr, bien sûr, un brave homme à qui j’ai fait une promesse, et il me faut absolument tenir parole. » (p. 68-69)

    « - Pourquoi faites-vous cela? hurla-t-il en se tournant vers le bòkor. Pourquoi tant de méchanceté envers ces pauvres gens qui, eux, ne vous ont rien fait?
    - Ah! ah! ah! ah! pas la peine de faire cette tête, jeune homme. Ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas bête au point de faire tout ça seulement pour m’amuser.
    - Eh bien! dites, dites pourquoi tant de haine, demanda Caro.
    - Allons, allons, n’abusez pas de grands mots! vous connaissez le moteur du monde, voyons…
    - Bien sûr, vous allez très certainement nous parler de l’argent, avança Flora.
    - Voilà, voilà! Par Lucifer, que ces enfants sont intelligents! » (p. 75-76)

Pistes d'exploitation

  • Dans le roman, il est question d’analphabétisme et de nanisme (caractéristiques des personnes de petite taille). Animer une discussion et amener les élèves à exprimer leur point de vue au sujet de la discrimination faite envers certaines personne à cause de leur taille, de leur apparence ou encore parce qu’elles ne savent ni lire ni écrire.
  • A la page 76, Flora fait référence au fait que le moteur du monde, c’est l’argent. Proposer aux élèves de rédiger un texte d’opinion confirmant ou infirmant leur accord avec cette affirmation. Leur demander d’appuyer leur point de vue à l’aide d’exemples tirés du texte ou de leur vécu. Inviter celles et ceux qui le désirent à publier leur texte dans le journal de l’école.
  • Former des petites équipes et demander aux élèves de choisir leur partie préférée du roman. Les inviter à la présenter au groupe-classe sous la forme de leur choix (p. ex., l’illustrer, en faire une bande dessinée, monter une saynète ou un théâtre d’ombres, produire une danse).

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, inviter les élèves à lire Le Trésor de la Citadelle Laferrière, de la même auteure, afin d’en apprendre davantage sur les personnages principaux.
  • Présenter les caractéristiques du texte d’opinion afin d’en faciliter la rédaction.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 10e année, Série : Active-toi, Analphabétisme.


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